Accueil Science Épave byzantine : le plus grand trésor d’or jamais retrouvé en Méditerranée

Épave byzantine : le plus grand trésor d’or jamais retrouvé en Méditerranée

0
2
Épave byzantine sous-marine avec trésor d'or au large de la Croatie

Au large de l’île croate de Mljet, dans l’Adriatique, des archéologues viennent de lever le voile sur une épave byzantine vieille de plus de treize siècles. Le navire, baptisé Tatinica, renfermait la plus importante quantité d’or jamais retrouvée sur un naufrage en Méditerranée : ceintures précieuses, pièces impériales et un anneau à sceau qui pourrait avoir appartenu à l’entourage de l'empereur Héraclius.

Un trésor enfoui depuis le VIIe siècle

Repérée dès 2014 par l’Institut croate de conservation, l’épave repose par 32 à 40 mètres de fond, sur une pente sableuse coincée entre des rochers. Neuf campagnes de fouilles sous-marines, menées depuis 2015, ont permis de remonter des dizaines d’objets précieux datés de la fin du VIIe siècle ou du début du VIIIe siècle :

  • Des ceintures en or ornées de rubis, d’émeraudes et de perles
  • Des pièces frappées sous quatre empereurs de la dynastie héraclide
  • Un anneau à sceau en or, possible marque d’un haut dignitaire

Au total, les objets en or remontés pèsent plus de 21 onces, soit environ 600 grammes, ce qui en fait la plus riche cargaison aurifère jamais associée à une épave en mer Méditerranée.

Un haut dignitaire byzantin à son bord ?

La nature des objets retrouvés intrigue les chercheurs. Contrairement aux épaves marchandes habituelles, chargées d’amphores ou de céramiques utilitaires, Tatinica semble avoir transporté un passager de haut rang plutôt que de simples marchandises. Une hypothèse avancée par les archéologues du Conservation Institute croate est que le navire aurait pu convoyer un haut fonctionnaire impérial en mission diplomatique, peut-être accompagné de son entourage, au moment où l’Adriatique restait une zone stratégique pour Constantinople.

Ce que révèle Tatinica sur l’Empire byzantin

Au VIIe siècle, l’Empire byzantin traverse une période de bouleversements : pertes territoriales face aux invasions perses puis arabes, réorganisation administrative et militaire sous la dynastie héraclide. Les pièces retrouvées, frappées sous quatre souverains successifs de cette dynastie, offrent aux historiens un jalon chronologique précieux pour dater précisément le naufrage. Elles confirment aussi l’intensité des échanges et des déplacements officiels le long des routes maritimes adriatiques à cette époque charnière.

Pour les passionnés d’histoire ancienne comme pour les curieux d’actualités scientifiques, cette découverte illustre à quel point les fonds marins restent des archives vivantes du passé. Elle rejoint une série de trouvailles récentes qui, des rives du Danube à la planète tout entière, rappellent que l’exploration physique du monde continue de bousculer les manuels d’histoire, y compris à l’ère du numérique.

Les objets remontés à ce jour font désormais l’objet d’un travail de conservation et d’étude approfondi, avant une possible présentation au public. D’autres campagnes de fouilles sont prévues pour explorer le reste de la coque, toujours en partie ensevelie sous le sable, et tenter d’identifier avec certitude l’identité du mystérieux passager. Retrouvez d’autres sujets similaires dans notre rubrique actualité générale.

Questions fréquentes

Où l’épave byzantine a-t-elle été découverte ?

Au large de l’île croate de Mljet, en mer Adriatique, par des profondeurs comprises entre 32 et 40 mètres.

Que contient exactement ce trésor ?

Plus de 21 onces (environ 600 grammes) d’objets en or : des ceintures ornées de pierres précieuses, des pièces frappées sous quatre empereurs de la dynastie héraclide et un anneau à sceau.

Pourquoi cette découverte est-elle exceptionnelle ?

Il s’agit de la plus grande quantité d’or jamais retrouvée sur une épave en Méditerranée, et les objets suggèrent la présence à bord d’un haut dignitaire byzantin plutôt que d’un simple équipage marchand.

Sources

Author Profile

Jeanne Talleau
Jeanne Talleau
Signature éditoriale de la rédaction de agentlink.org — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Article précédentFacturation électronique obligatoire : toutes les entreprises françaises concernées dès la rentrée
Article suivantGrand tétras : la France s’apprête à interdire définitivement sa chasse pour sauver l’espèce

Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle