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Franchise médicale et médicaments à 15 % : ce qui change pour les patients en ALD

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Illustration d'un comptoir de pharmacie avec boîtes de médicaments, carte vitale et pièces en euros

Depuis le 1er octobre 2026, la franchise médicale change de visage. Le plafond annuel grimpe de 100 à 140 euros et, dans le même temps, 171 médicaments jugés peu efficaces basculent d’un remboursement à 100 % à seulement 15 % pour les patients en affection de longue durée (ALD). Deux mesures distinctes, prises séparément par les pouvoirs publics, mais qui se cumulent sur la même date et touchent directement le portefeuille de plusieurs millions d’assurés.

Deux mesures qui alourdissent la facture des patients en ALD

La première mesure concerne le plafond de la franchise médicale et de la participation forfaitaire, c’est-à-dire la somme maximale que l’Assurance maladie peut prélever chaque année sur les remboursements d’un assuré. Ce plafond passe de 100 à 140 euros par an, réparti en deux enveloppes égales : 70 euros pour les consultations et 70 euros pour les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires. Les montants prélevés à chaque acte restent eux inchangés : 1 euro par boîte de médicament, 2 euros par consultation.

  • Pour un assuré sans pathologie chronique, l’impact moyen est estimé à une dizaine d’euros de plus par an, soit moins d’un euro par mois.
  • Pour un patient en ALD, qui multiplie les actes remboursables, le surcoût grimpe à environ 2 euros par mois supplémentaires.
  • Près de 18 millions d’assurés restent exonérés de ces franchises (CMU-C, maternité, certaines situations spécifiques).

171 médicaments désormais remboursés à seulement 15 %

La seconde mesure, plus lourde pour les patients chroniques, découle d’un décret publié en avril 2026 : elle met fin, au 1er octobre, à l’exonération de ticket modérateur dont bénéficiaient jusqu’ici les patients en ALD pour les médicaments à service médical rendu jugé faible. Concrètement, 171 traitements comme le Spasfon, le Gaviscon, le Météospasmyl, le Dexeryl, le Tanakan ou le Valium passent d’un remboursement intégral à un remboursement de 15 %, pour tous les assurés, qu’ils soient en ALD ou non. Pour vérifier une démarche de remboursement au quotidien, beaucoup d’assurés passent déjà par la feuille de soins par photo sur l’appli ameli, un réflexe qui devient encore plus utile pour suivre précisément ce qui reste remboursé.

Selon l’Assurance maladie, l’objectif de cette réforme est de dégager environ 90 millions d’euros d’économies annuelles. Pour un patient en ALD qui consomme régulièrement l’un de ces médicaments, le reste à charge supplémentaire est estimé entre 150 et 300 euros par an.

Jusqu’à 300 euros de reste à charge supplémentaire par an

Cumulées, ces deux mesures interviennent dans un contexte budgétaire tendu pour la Sécurité sociale, alors que le calendrier serré du budget de l’État impose de nouvelles économies chaque année. Elles s’ajoutent à d’autres ajustements déjà engagés sur l’accès aux soins, comme la fin des options payantes de téléconsultation coupe-file décidée plus tôt cette année. Pris isolément, chaque montant paraît modeste ; mis bout à bout sur une année de soins réguliers, l’addition peut peser sur le budget d’un foyer, en particulier pour les patients polypathologiques qui cumulent consultations, médicaments et actes paramédicaux.

Comment limiter l’impact sur votre budget santé

Quelques réflexes simples permettent d’atténuer la hausse. Vérifier le niveau de prise en charge de sa mutuelle sur les médicaments à service médical rendu faible, demander à son médecin des alternatives thérapeutiques équivalentes quand c’est possible, ou encore surveiller ses relevés de remboursement sur son espace ameli pour repérer rapidement un changement de taux. Ces arbitrages du quotidien relèvent aussi de bons conseils de gestion de budget, un sujet que l’actualité économie aborde régulièrement sous l’angle du pouvoir d’achat des ménages.

Questions fréquentes

Qui est concerné par la baisse de remboursement à 15 % ?

Tous les assurés sociaux sont concernés dès qu’ils achètent un médicament figurant sur la liste des 171 traitements à service médical rendu faible, qu’ils soient ou non en affection de longue durée. Les patients en ALD perdent toutefois un avantage spécifique : jusqu’ici, ces médicaments leur étaient remboursés à 100 % au titre de leur pathologie chronique.

Le plafond de 140 euros s’applique-t-il à tout le monde ?

Non. Environ 18 millions de personnes restent exonérées des franchises médicales et participations forfaitaires, notamment les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse ou les mineurs dans certaines situations prévues par la réglementation.

Le montant prélevé à chaque consultation ou boîte de médicament augmente-t-il aussi ?

Non, ces montants unitaires restent fixés à 1 euro par boîte de médicament et 2 euros par consultation. Seul le plafond annuel cumulé que l’Assurance maladie peut prélever change, passant de 100 à 140 euros par an.

Sources

France Info,
Egora et
Fédération Française des Diabétiques.

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Julien
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