Biélorussie : l’Union Européenne contre le statut d’Alexandre Loukachenko

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FILE PHOTO: Belarusian President Alexander Lukashenko takes part in the celebrations of Independence Day in Minsk, Belarus July 3, 2020. REUTERS/Vasily Fedosenko/File Photo

Le 9 août 2020 dernier, il a été organiser sur le territoire biélorusse des élections présidentielles. Suite à ces dernières, les résultats ont prouvé qu'Alexandre Loukachenko est de nouveau le président de l'État biélorusse. Ce à quoi s'oppose farouchement l'Union Européenne. Mais pourquoi l'UE aurait-elle réagi ainsi ? Le point ici.

Les raisons du refus du statut d'Alexandre Loukachenko

Avant tout, nous devons préciser qu'avant qu'Alexandre Loukachenko ne soit de nouveau président de la Biélorussie, ce dernier avait déjà effectué 5 mandats à la tête du pays, soit dirigé le pays pendant 26 ans. Or, Alexandre Loukachenko possède une réputation de dictateur avéré dans son pays. De plus, les élections qui se sont tenues le 9 août 2020 sont considérées comme étant ni justes ni libres. De même, les résultats annoncés suite à cette élection sont considérés comme étant sans aucune légitimité démocratique et truqués. Du moins, c'est ce qu'a affirmé le porte-parole de la diplomatie américaine. Du coup, les États-Unis ne reconnaissent pas Alexandre Loukachenko comme le légitime président de l'État biélorusse. L'Union Européenne est également du même avis. Or, cet actuel président clame avoir remporté les élections avec plus de 80% des voix.

Des sanctions prévues par l'Union Européenne

Tout d'abord, il faut dire que compte tenu du fait que l'Union Européenne ainsi que plusieurs Etats sont contre l'élection d'Alexandre Loukachenko, ce dernier s'est vu obligé de faire une prestation de serment en catimini. En effet, cette prestation de serment était prévue se tenir de manière officielle avant le 9 octobre 2020. Mais pour éviter des actes d'opposition, le nouveau président biélorusse s'est vu dans l'obligation d'effectuer cette cérémonie en cachette le 23 septembre. Ce n'est que plus tard que la cérémonie a été retransmise publiquement. Par ailleurs, il faut préciser que si l'Union Européenne et les États-Unis sont contre l'élection d'Alexandre Loukachenko, il y a également plusieurs citoyens de ce pays qui s'y opposent. Du coup, plusieurs manifestations de contestations des élections du 9 août s'observent dans plusieurs villes de la Biélorussie. Mais Alexandre Loukachenko a ordonné aux forces de sécurité d'arrêter les manifestations. Il a également demandé à ce que les frontières du pays soient renforcées afin d'éviter que de l'argent, des armes ou quelque autre renfort vienne des pays extérieurs pour le compte des manifestants opposants. Du coup, plusieurs de ces manifestants ont été violentés. Il serait évalué un bilan de plus de 6700 personnes arrêtées et plusieurs décès. Cependant, avec toute cette situation, l'Union Européenne par la voix de Charles Michel prévoit des sanctions contre les responsables de ces actes de violences et de l'organisation de ces frauduleuses élections.

Une Union Européenne réticente à mettre en œuvre ses sanctions

Si l'Union Européenne a révélé quelques jours plus tôt vouloir sanctionner les responsables de la crise en Biélorussie, il semblerait qu'à la date d'aujourd'hui cette organisation soit hésitante. En effet, l'UE par la voix de la chancelière allemande estime que ses sanctions sont considérées comme des actes d'ingérences extérieures. De plus, si certains Etats pensent que l'UE devrait organiser de nouvelles élections en Biélorussie, l'organisation par la voix d'Ursula von der Leyen estime que c'est le peuple biélorusse qui devrait lui-même demander un nouveau scrutin.

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